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dimanche 20 mai 2012

Aux candidats à l'élection présidentielle d'Égypte...quelle loi voulez-vous ?


Communiqué de Presse


Leurs propos sont surprenants : « nous sommes les candidats islamistes à l'élection présidentielle » et le plus incroyable est de les entendre dire « Nous sommes ceux qui vont appliquer la Loi islamique ». Pourtant, après la consultation de leurs programmes, on ne trouve pas de différence avec les programmes des autres candidats, hormis le fait, qu'ils ne peuvent pas affirmer l'opposition au deuxième point de la Constitution qui atteste que le principes de la Loi islamique sont les références principales pour la législation. Est-ce que l'application de l'islam dans la réalité de la Oumma signifie que « les principes de la Loi islamique doivent être la source principale » de la Constitution ? Comment l'un d'eux peut-il se déclarer comme un candidat islamiste et affirmer ensuite ouvertement à la télévision qu'il est contre la peine d'apostasie ? Et l'autre qui affirme clairement qu'il n'acceptera pas le retour du système du Khalifah islamique car selon lui, « l'islam ne nous a pas ordonné un système de gouvernance précis ». Et enfin, un autre prétendant, se considérant lui même comme « le réel candidat islamiste », affirme qu'il a pour intention « de préserver les accords de paix entre l'Égypte et Israël », car il pense que ceci est vital pour l'Égypte.

samedi 3 décembre 2011

L’abandon de la mentalité capitaliste est une nécessité pour un véritable changement du monde arabe

La semaine dernière j’ai participé à un débat sur le future du Moyen-Orient. Ce fut une réunion animée au quelle ont participé des intervenants de points de vue extrêmement différent face à une audience intelligente et décomplexée.

Je ne m’attendais pas à ce que tout le monde soit d’accord sur les sujets que nous allions aborder, en particulier sur la nature et le rôle de l’Islam au Moyen-Orient.

En revanche, je fus surpris par les opinions polarisées dans la salle entre, d’un coté, ceux qui cherchent des idées fraiches à comment pouvoir résoudre une partie des problèmes complexes humains du monde et les autres qui semblent considérer tout remise en question des normes contemporaines comme étant non naturelle, infaisable et inopportun. Ce deuxième groupe semble tenir sacré des institutions telles que l’état nation, l’économie néolibérale, la politique laïque ainsi que le rôle d’institutions internationales comme l’ONU, le FMI et la Banque Mondiale.

dimanche 13 novembre 2011

Décryptage du modèle turque

par Adnan Khan
article original en anglais
http://www.khilafah.com/index.php/concepts/political-concepts/12934-deciphering-turkeys-model-of-government

Le printemps arabe signe la fin des systèmes de gouvernance dictatoriaux et autocratiques qui règnent sur le monde musulman depuis la Première Guerre mondiale. Ces régimes de tyrannie furent mis en place au Moyen-Orient bien avant que les Moubaraks et Ben Alis arrivèrent au pouvoir. Durant la plupart des cent dernières années, l’Occident a soigneusement mis en place un status quo politique fondé sur leur intérêts. Avec l’échec de leurs vieilles politiques coloniales, les puissances occidentales ont tournés leurs attentions vers l’exportation des valeurs occidentales telles que le démocratie et la liberté vers le monde musulman.

Les soulèvements dans le monde musulman ont démontrés que les vieilles idées d’apathie politique et de manque d’ambition politique du monde musulman étaient en fait des mythes. La question n’est plus de savoir si le Oumma désire un changement mais plutôt quel type de changement désire-t-elle. Des questions comme “Par quel système la Oumma désire-t-elle vivre?”, “Est-ce que les musulmans veulent de la démocratie et des autres valeurs occidentales?”, “Que doit être le rôle de l’Occident?” se posent.

Le printemps arabe a vu la tenue de nombreuses manifestations sous la bannière de l’Islam et de nombreux experts occidentaux se préparent déjà à l’idée que la Oumma arrachera le pouvoir décisif dans la région.

Dans cette quête de réponses et de solutions, le modèle de gouvernance turque s’est vu attiré beaucoup de publicité. Ce modèle de gouvernance a été loué par de nombreux politiciens occidentaux et laïques qui pensent que l’incorporation de quelques lois islamiques au sein d’un modèle laïque est quelque chose avec lequel l’Occident peut co-exister, et ils souhaiteraient voir ce système reproduit dans les autres pays musulmans.

mercredi 7 septembre 2011

Comment un futur Khilafah réagira à la famine en Somalie?

par AbdulKarim Newell, traduit de l'anglais

La Oumma Islamique est une et sa souffrance est une. Le Messager d’Allah salalahou alaihi wa salaam a dit « L’exemple des croyants dans leur amitié, leur miséricorde et leur compassion, est comme l’exemple d’un corps qui, lorsqu’un des ses membres est affecté par une maladie, se trouve entièrement touché par la douleur et la fièvre. » [Boukhari et Mouslim]

Les richesses dont dispose le monde musulman notamment avec ses ressources naturelles abondantes sont vastes. Il n’y a nul besoin de dépendre de l’aide des États-Unis, de l’ONU et d’autre puissances occidentales. Le Khilafah, en fait, se doit d’être au premier rang des états qui aident et qui ne reçoivent pas.

Le Prophète salalahou alaihi wa salaam a dit « La main qui donne (litt. la main haute) est meilleure que la main qui reçoit (litt. la main basse) et commence par ceux dont tu as la charge! La meilleure des aumônes consiste à faire don du superflu. Celui qui fait montre de retenue, Dieu le rend digne, et celui qui se passe d'autrui, Dieu le met au-dessus du besoin. » [Bukhari et Muslim]

En 1845, la Grande Famine en Irlande entraîna la mort de plus d’un million de personnes. Le sultan ottoman de l’époque, le Khalifah Abdoul Majid I, déclara son intention d’envoyer 10.000 sterling aux paysans irlandais mais la reine d’Angleterre Victoria (l’Irlande était à l’époque sous domination britannique) demanda au sultan une aide seulement de 1.000 sterling car elle avait envoyé elle-même une aide de 2.000 sterling. Le sultan envoya donc les 1.000 sterling mais il aussi envoya secrètement trois bateaux pleins de nourriture. La justice britannique essaya de bloquer les bateaux, mais la nourriture arriva au port de Drogheda et fut laissé là-bas par les marins ottomans. En raison de cela, le peuple irlandais, particulièrement les habitants de Drogheda, restent à ce jour liés d’amitié aux turques.

jeudi 18 août 2011

Une discussion sur la grève et les actions du syndicat avec les musulmans

Yahya Abu Yousuf, traduit de l'anglais
texte original http://www.iculture.org.uk/articles/ideas/discussing-striking-and-union-actions-with-muslims

Un musulman que je connais a été demandé par un autre musulman pourquoi il ne faisait pas grève le 30 juin (note: le 30 juin 2011 a été journée de grève par plusieurs syndicats en Grande-Bretagne) comme faisait le reste du syndicat; il répondit “Je ne suis pas membre du syndicat, mais même si j’étais, alors j’aurai comme même un problème avec faire grève car ça signifie une violation de mon contrat d’emploi, quelque chose qu’en tant que musulman je ne peux pas faire.” Son interlocuteur pensa à ce qu’il dit, lui indiquant qu’il n’avait jamais pensé à ce sujet de cette manière, puis il lui demanda “mais comment pouvons nous les arrêter?”, voulant dire le gouvernement ou les employeurs qui désirent faire du tort ou supprimer les droits des employés.

En fait il existe plusieurs façons de répondre à cette question; la réponse qui fut donnée lors de cet échange était “ma religion vient en premier, donc si je suis demandé à la compromettre, alors je dois persévérer”, ce qui doit être ainsi l’attitude du croyant ferme. Celui adressé par cette réponse sentira un encouragement à faire de sa croyance la base de ses décisions personnelles. Ceci est une sorte de prédication qui touche les âmes des gens afin de les aider à choisir le meilleur cours d’actions. Néanmoins, cette question a pu être demandée en raison d’un sentiment de faiblesse de la part de l’interrogateur, mais elle fut demandée plus probablement dû à un sentiment que la règle de la charia n’est pas pratique dans cette situation, d’où cette confusion. Dans la discussion qui s’ensuit, ce sentiment que la règle de la charia n’était pas pratique fut constaté par le musulman qui ne faisait pas grève, alors il lui dit que les lois Islamiques de la charia seraient appliquées au sein d’un système complètement différent, qui est appelé le Khilafah, où une telle injustice serait rare et où il y existerait des mécanismes pour la résoudre. Le problème c’est qu’il verrait le Khilafah comme un rêve utopique ou comme un salut promis, pas comme quelque chose qu’il peut espérer voir dans un avenir proche.