samedi 11 février 2012

Le Code Pénal en Islam

Le texte original est un chapitre du livre arabe ‘Al Fikr al Islami’ (La Pensée Islamique), écrit par le Sheikh Mohammed Mohammed Ismael Abdouh, qui fut Maître de conférence à l’Université Égyptienne (maintenant appelée Université du Caire).

Allah soubhanahou wa ta’alaa a légiféré les punitions en Islam en tant que moyens de dissuasion et de consolation. Ce sont des moyens de dissuasion afin qu’elles dissuadent les gens de commettre des crimes. Ce sont également des moyens de consolation car elles annulent pour le musulman le châtiment d’Allah soubhanahou wa ta’alaa le Jour du Jugement.

Le fait que les punitions en Islam sont des moyens de dissuasion est établi par le texte du Qu’ran. Allah soubhanahou wa ta’alaa dit:

“Et il y a la vie pour vous dans le qisaas (talion), ô vous doués d’intelligence” (Traduction du Sens du Qu’ran, Al Baqara 179)

samedi 17 décembre 2011

Le programme nucléaire iranien: entre rhétorique et réalité

par Adnan Khan

Des fuites ont une fois de plus paru dans la presse faisant état d’une possible attaque aérienne contre les installations nucléaires iraniennes. Ces divulgations ont été ébruité à l’occasion de la publication prochaine du rapport de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Bien que j’ai adressé précédemment le problème nucléaire entre l’Iran et les États-Unis, j’ai pensé qu’avec cette montée de rhétorique il serait approprié de revenir sur le sujet.

Il est bon de rappeler que ce durcissement actuel se produit au moment où le prochain rapport de l’AIEA sera très bientôt publié. Le rapport dira très vraisemblablement ce qu’elle a maintenu dans les rapports précédents, mais cette fois de manière plus explicite, que l’Iran est bel et bien en train de développer activement un programme nucléaire.

samedi 3 décembre 2011

L’abandon de la mentalité capitaliste est une nécessité pour un véritable changement du monde arabe

La semaine dernière j’ai participé à un débat sur le future du Moyen-Orient. Ce fut une réunion animée au quelle ont participé des intervenants de points de vue extrêmement différent face à une audience intelligente et décomplexée.

Je ne m’attendais pas à ce que tout le monde soit d’accord sur les sujets que nous allions aborder, en particulier sur la nature et le rôle de l’Islam au Moyen-Orient.

En revanche, je fus surpris par les opinions polarisées dans la salle entre, d’un coté, ceux qui cherchent des idées fraiches à comment pouvoir résoudre une partie des problèmes complexes humains du monde et les autres qui semblent considérer tout remise en question des normes contemporaines comme étant non naturelle, infaisable et inopportun. Ce deuxième groupe semble tenir sacré des institutions telles que l’état nation, l’économie néolibérale, la politique laïque ainsi que le rôle d’institutions internationales comme l’ONU, le FMI et la Banque Mondiale.

dimanche 13 novembre 2011

Décryptage du modèle turque

par Adnan Khan
article original en anglais
http://www.khilafah.com/index.php/concepts/political-concepts/12934-deciphering-turkeys-model-of-government

Le printemps arabe signe la fin des systèmes de gouvernance dictatoriaux et autocratiques qui règnent sur le monde musulman depuis la Première Guerre mondiale. Ces régimes de tyrannie furent mis en place au Moyen-Orient bien avant que les Moubaraks et Ben Alis arrivèrent au pouvoir. Durant la plupart des cent dernières années, l’Occident a soigneusement mis en place un status quo politique fondé sur leur intérêts. Avec l’échec de leurs vieilles politiques coloniales, les puissances occidentales ont tournés leurs attentions vers l’exportation des valeurs occidentales telles que le démocratie et la liberté vers le monde musulman.

Les soulèvements dans le monde musulman ont démontrés que les vieilles idées d’apathie politique et de manque d’ambition politique du monde musulman étaient en fait des mythes. La question n’est plus de savoir si le Oumma désire un changement mais plutôt quel type de changement désire-t-elle. Des questions comme “Par quel système la Oumma désire-t-elle vivre?”, “Est-ce que les musulmans veulent de la démocratie et des autres valeurs occidentales?”, “Que doit être le rôle de l’Occident?” se posent.

Le printemps arabe a vu la tenue de nombreuses manifestations sous la bannière de l’Islam et de nombreux experts occidentaux se préparent déjà à l’idée que la Oumma arrachera le pouvoir décisif dans la région.

Dans cette quête de réponses et de solutions, le modèle de gouvernance turque s’est vu attiré beaucoup de publicité. Ce modèle de gouvernance a été loué par de nombreux politiciens occidentaux et laïques qui pensent que l’incorporation de quelques lois islamiques au sein d’un modèle laïque est quelque chose avec lequel l’Occident peut co-exister, et ils souhaiteraient voir ce système reproduit dans les autres pays musulmans.

samedi 17 septembre 2011

Le problème du travail n’existe pas en Islam

Première Version. Ce texte est extrait du livre "Le Système Economique de l'Islam" écrit par le savant moujtahid et fondateur de Hizb ut-Tahrir, Taqiudin an-Nabhani.

Le système capitaliste en économie est appliqué dans le monde occidental et il fut appliqué en Russie avant le règne du partie communiste (ce texte fut écrit pendant la guerre froide). Parmi les principes de l’idéologie capitaliste, il y a la liberté de propriété de laquelle découle le traitement abusif des employés par les propriétaires, c’est à dire l’abus des travailleurs tant qu’il existait un commun accord et tant que la théorie de la responsabilité prévalait sur eux. Les travailleurs subissaient le mal, l’injustice et l’exploitation de leurs sueurs et efforts de la part des employeurs. Lorsque la pensée socialiste parut et appela à la justice pour l’employé, elle émergea sur la base de résoudre les problèmes des travailleurs, pas sur la base de prendre en compte le contrat d’embauche. Par conséquent le socialisme est venu avec des solutions pour donner justice aux travailleurs, en déterminant le temps de travail, le salaire du travailleur, guarantir son loisir, etc. Ainsi ça anéantit la théorie de la responsabilité et ça démontra l’incompétence de cette théorie à résoudre les problèmes. En conséquent les juristes du droit occidental furent obligés à modifier leurs opinions du concept de responsabilité, afin que la théorie de la responsabilité pût faire face aux problèmes; ainsi ils introduisirent des amendements afin de préserver leur théorie. Furent introduits dans le contrat de travail des principes et des règles visant à protéger les travailleurs et à leur octroyer des droits qu’ils n’avaient pas auparavant comme le droit de s’assembler, le droit de former des syndicats, le droit de grève, en plus de leur donner des primes de retraite ou compensation etc. bien que le texte de la théorie de la responsabilité ne permet pas de tels droits.

mercredi 7 septembre 2011

Comment un futur Khilafah réagira à la famine en Somalie?

par AbdulKarim Newell, traduit de l'anglais

La Oumma Islamique est une et sa souffrance est une. Le Messager d’Allah salalahou alaihi wa salaam a dit « L’exemple des croyants dans leur amitié, leur miséricorde et leur compassion, est comme l’exemple d’un corps qui, lorsqu’un des ses membres est affecté par une maladie, se trouve entièrement touché par la douleur et la fièvre. » [Boukhari et Mouslim]

Les richesses dont dispose le monde musulman notamment avec ses ressources naturelles abondantes sont vastes. Il n’y a nul besoin de dépendre de l’aide des États-Unis, de l’ONU et d’autre puissances occidentales. Le Khilafah, en fait, se doit d’être au premier rang des états qui aident et qui ne reçoivent pas.

Le Prophète salalahou alaihi wa salaam a dit « La main qui donne (litt. la main haute) est meilleure que la main qui reçoit (litt. la main basse) et commence par ceux dont tu as la charge! La meilleure des aumônes consiste à faire don du superflu. Celui qui fait montre de retenue, Dieu le rend digne, et celui qui se passe d'autrui, Dieu le met au-dessus du besoin. » [Bukhari et Muslim]

En 1845, la Grande Famine en Irlande entraîna la mort de plus d’un million de personnes. Le sultan ottoman de l’époque, le Khalifah Abdoul Majid I, déclara son intention d’envoyer 10.000 sterling aux paysans irlandais mais la reine d’Angleterre Victoria (l’Irlande était à l’époque sous domination britannique) demanda au sultan une aide seulement de 1.000 sterling car elle avait envoyé elle-même une aide de 2.000 sterling. Le sultan envoya donc les 1.000 sterling mais il aussi envoya secrètement trois bateaux pleins de nourriture. La justice britannique essaya de bloquer les bateaux, mais la nourriture arriva au port de Drogheda et fut laissé là-bas par les marins ottomans. En raison de cela, le peuple irlandais, particulièrement les habitants de Drogheda, restent à ce jour liés d’amitié aux turques.